mardi 24 janvier 2017

11/24 janvier, Saint Ynnemod



Vie de notre père parmi les saints
Ynnemod (aussi appelé Hymnémode),
higoumène d’Agaune (Saint-Maurice)
(  516 A.D.)
Fête le 11/24 janvier

Saint Ynnemod fut un des grands higoumènes de l’abbaye d’Agaune en Valais. On ignore sa date de naissance. Il était au monastère de Grigny près de Vienne en Dauphiné quand il vint à Agaune (l’actuel Saint-Maurice) à la demande  unanime des évêques du Concile d’Agaune qui le nommèrent higoumène du monastère qui avait été richement doté par le saint roi martyr Sigismond.

La Chronique du martyrologe de l’Abbaye, parle ainsi de lui : « Ynnemod fut un homme d’une patience, d’une piété et d’une science admirables. Les Pères du Concile d’Agaune, pleins d’admiration pour sa sainteté  et sa douceur, lui confièrent le gouvernement de l’église d’Agaune. Il réunit les 900 moines (!) dans la maison du Seigneur et les établit sous une seule règle. Il se montrait en tout saintement occupé à plaire à Dieu, [à] se sanctifier de plus en plus et [à] grandir chaque jour dans la science du salut. »

Il organisa les moines du monastère en cinq chœurs, chargés de la récitation perpétuelle du Psautier, psalmodie continuelle  qui avait été fondée par le pieux roi martyr Sigismond pour la louange perpétuelle (laus perennis) ainsi que cela se pratiquait à Constantinople au Monastère des Acémètes (id est ceux qui ne dorment pas), sous l’égide de saint Marcel. Cette laus perennis se déroulait sans interruption jour et nuit.

De même que saint Marcel ( 485) joua un rôle important au Concile de Chalcédoine qui définit la divino-humanité du Christ contre l’hérésie monophysite, saint Ynnemod combattit avec un zèle infatigable l’hérésie arienne qui faisait d’importants progrès, et menaçait l’Orthodoxie en Valais.

Sentant sa fin sur la terre des vivants approcher, il assembla les moines autour de lui et les exhorta à vivre dans l’amour les uns des autres selon l’injonction du Christ. Il naquit au Ciel le onzième jour de janvier de l’an de grâce 516. S’il passa seulement sept mois comme higoumène du saint Monastère d’Agaune, son œuvre pieuse fut souvent louée après sa naissance au Ciel par ceux qui lui succédèrent.
Saint Ynnemod, prie Dieu pour nous !


Ton 1

Tropaire à saint Ynnemod, higoumène d'Agaune,
(Natalice en 516 A.D.)


Tu étais moine au monastère de Grigny*
Lorsque ta réputation de grande piété*
Te valut de recevoir du Christ la fonction*
D'higoumène de la sainte abbaye d'Agaune.*
Tu y maintins la louange perpétuelle,*
Et tu combattis la male hérésie d'Arius.*
Saint Ynnemod, prie Dieu d'avoir pitié de nous!

*

Claude Lopez-Ginisty


vendredi 20 janvier 2017

Saint Valentinien de Coire


Chur
Coire est une des plus anciennes cités de Suisse


*
Vie de notre Père parmi les saints
Valentinien évêque de Coire
( 548 A.D.)
Fête le 7/20 janvier

On sait peu de choses de saint Valentinien qui fut évêque de Coire. Il agrandit la communauté fondée par saint Lucius et y établit un monastère bénédictin qu’il dédia à saint Lucius. Il naquit au Ciel le 7 Janvier 548 à Coire, et fut enseveli dans la crypte de l'église saint Lucius (Saint-Luzi).
Saint Valentinien, prie Dieu pour nous !
*



Ton 1

Tropaire à saint Valentinien, évêque de Coire,
(Natalice en 548 A.D.)

Tu fus un saint hiérarque en la ville de Coire,*
Tu poursuivis l'œuvre accomplie par saint Lucius*
Agrandissant la communauté qu'il fonda.*
Et créant un monastère bénédictin,*
Pour la gloire du Seigneur et de Son Eglise.*
Saint Valentinien intercède pour  nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

samedi 14 janvier 2017

1/14 janvier: Saint Oyend

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Ville autrefois appelée Condat à l'époque du saint de ce jour. 
Elle prit le nom de Saint Oyend lorsque le saint naquit au Ciel. 
Actuellement c'est la cité de Saint Claude (Jura français)

Vie de notre père parmi les saints
Oyend (aussi appelé Eugende)
( 509 A.D.)
1/14 Janvier


Saint Oyend à l'école de Condat
Saint Oyend guérit les malades

A la fois dans l'icône de tous les saints qui ont illuminé la Terre d'Helvétie, dans l'ecténie des Vigiles de sa paroisse de Vevey, l'évêque Ambroise fit figurer le saint higoumène de Condat Oyend, avec les saints Romain et Lupicin, autres saints  du Jura. L'abbaye du saint était située à proximité des limites du diocèse de Genève.

Saint Oyend (ou Eugende) naquit vers 450 près d'Izernore (Izarnodurum, dont le nom en langue celtique signifie « porte de fer » car elle était entourée de fortifications), et il partit au Ciel dans la paix du Christ en 510 à Condat, plus tard nommé saint Oyend, puis Saint-Claude. Il fut un disciple de saint Romain et de saint Lupicin et higoumène du monastère de Condat (aujourd'hui Saint-Claude dans le département français du Jura), et il est fêté le 1/14 janvier.
Son père, étant prêtre, initia son fils aux mystères de Dieu dès son enfance, et il sut lui faire aimer l’Eglise.
A l’âge de 6 ans, Oyend raconta à son père un rêve, où saint Romain et saint Lupicin (qui, encore vivants à cette époque, étaient renommés pour leurs exploits spirituels) venaient l’enlever de sa couche et le placer devant le seuil de sa maison, le visage tourné vers l’Orient. Puis ils lui dirent, en lui montrant les étoiles, comme le Seigneur l’avait fait pour Abraham : Ainsi sera ta postérité, et dans la vision, ils vint venir vers lui les deux saints et une foule de moines, puis le Ciel s’ouvrit et des anges montaient et descendaient jusques au lieu où Oyend gisait. Ils parlaient d’abondance, mais il n’entendit que la Parole du Seigneur: « JE SUIS LA VOIE, LA VERITE ET LA VIE. »
Son père décida alors qu’il serait éduqué au monastère de Condat.  Saint Romain et saint Lupicin le dirigèrent dans la vie spirituelle, et jusques à l’âge de 60 ans, il ne quitta guère le monastère. A la mort de saint Romain, son successeur Minase veilla à l’éducation de ce novice prometteur. S’adonnant à l’ascèse et la prière, il était un modèle de moine. Minase l’associa donc à son higouménat, en faisant une sorte de coadjuteur, mais malgré toutes ses demandes et prières, il ne put jamais lui faire accepter le sacerdoce, sacerdoce que ce saint père refusait par humilité. 
Selon un de ses biographes anonyme (on pense qu’il doit s’agir de Pragmace), « Il mettait tous ses soins à assigner à chaque moine les fonctions pour lesquelles il le devinait plus particulièrement doué par le Saint Esprit. Dès qu'il avait du temps libre, c'est à la lecture des Saintes Ecritures qu'il vaquait le plus volontiers de jour comme de nuit. » 

Il eut à nouveau une vision des deux pères Romain et Lupicin qui lui firent comprendre qu’il allait remplacer Minase après son natalice, et qu’il aurait des épreuves… En effet quelques temps après, Minase mourut et Oyend fut élu higoumène en 496. Il continua à mener une vie austère, portant toujours la même tunique et le cilice et ne faisant qu'un repas par jour. Les épreuves annoncées arrivèrent : une partie des moines, qui lui reprochaient son austérité et sa discipline, quittèrent le monastère.
Il régularisa la vie communautaire selon la règle de Tarnade (nom originel de l'abbaye d'Agaune qui fixa une règle portant son nom avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle (laus perenis) dont l’origine était le monastère de saint Marcel l’acémète de Constantinople, et il sut s'entourer d'érudits afin d’éduquer tous ceux qui se destinaient à la vie monastique. On y enseignait l’Ecriture et les Pères, les humanités et les arts dits libéraux (grammaire, rhétorique, musique), mais il y avait aussi un enseignement professionnel du travail du bois. La copie des manuscrits, en un temps où l’imprimerie n’existait pas, était aussi pratiquée avec art et beauté. Saint Viventiole  fut du nombre des enseignants, lui qui plus tard deviendra évêque de Lyon et sera glorifié par l’Eglise.
Les épreuves annoncées autrefois survinrent. Le feu s’empara du saint lieu. Après cet incendie qui fit brûler le monastère jusques au sol, Oyend le fit entièrement reconstruire. Il remplaça les petites cellules individuelles par un vaste dortoir où il dormait parmi ses moines, et l'oratoire primitif devint une église. Il mangeait alors au même réfectoire que ses moines, au milieu d’eux, partageant la même nourriture.
Il fut connu pour les miracles qu'il faisait en particulier en pouvant lire l'avenir, mais aussi en guérissant les malades, en délivrant les possédés, et en soulageant par ses prières ou sa charité, les misères des chrétiens accourus vers lui. Il ne faisait aucune acception de personnes, et recevait chaque être comme le Christ Lui-même. Sa charité était telle, que par moments, il y avait plus de visiteurs en quête de sa prière, que de moines dans le monastère.
A une époque de guerres et de conflits, il priait sans cesse pour la paix du monde et la conversion des princes sans pour autant se compromettre avec le pouvoir séculier.
En l’an de grâce 509, il eut les premières attaques de la maladie qui devait le conduire au trépas. Comme à son habitude, malgré la faiblesse engendrée par son mal, il garda sa règle de ne manger qu’une fois par jour. Sa maladie fut longue de six mois, à l’issue desquels, faisant venir le moine Antidiole,  le prêtre Pragmace et les autres moines, il leur annonça son départ pour la céleste patrie. Il leur dit en pleurant que les saints Romain et Lupicin étaient déjà venus le chercher, mais que les prières de ses enfants les moines l’avaient gardé sur la terre des vivants. Il les conjura de cesser d’intercéder pour lui, et de le laisser trouver la paix du Christ dans le Ciel. Cinq jours plus tard, il leur sembla qu’il dormait, mais en fait il avait rejoint les saints pères Romain et Lupicin.
Il fut inhumé à Condat (actuel Saint-Claude) au monastère qu'il dirigea et auquel il fut donné son nom jusqu'au XIIIe siècle. Son culte se répandit à partir du VIIe siècle. Saint Antidiole fit construire une église à l’endroit où ses reliques avaient été enterrées, puis des maisons autour de cette église pour y accueillir les pèlerins nombreux qui venaient demander son intercession. C’est là l’origine de la ville de Saint Claude dans le Jura français. Plusieurs églises lui sont encore dédiées et l'on retrouve son nom dans celui de deux communes : Saint-Oyen en Savoie et Saint-Oyen dans le Val d'Aoste.

Saint Oyend prie Dieu pour nous !


Ton 1

Tropaire à saint Oyend, higoumène de Condat,
(Natalice en 510 A.D.)

Compagnon de saint Romain et saint Lupicin,*
Tu fus élu higoumène sans être prêtre*
Dans le Jura, au monastère de Condat.*
Dieu t'accorda le charisme de guérison,*
Et tu fus un père admirable pour tes moines.*
Saint Oyend, prie Dieu qu'Il ait pitié de nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

vendredi 13 janvier 2017

Saint Maire


Juste avant d'être chassé par la Réforme, 
Sébastien de Montfaucon, 
dernier évêque lausannois, 
a fait frapper une monnaie à l'effigie de [Saint Maire],
 premier évêque lausannois. 
(Photo: Musée monétaire cantonal de Lausanne/dr)

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Vie de notre père parmi les saints
MAIRE 
( 593 ou 594 A.D.)
Evêque d’Avenches
et de Lausanne
Fête le 31 décembre/ 13 janvier

Issu d’une illustre famille, Maire (ou Marius) naquit en l'an 530 dans le diocèse d'Autun; il devint moine, mais les avis divergent sur le lieu de sa tonsure : Saint-Symphorien d’Autun, Avenches ou bien même Agaune. 
Il devint évêque à Avenches en 574. Il participa au Concile de Mâcon en 585. Vers la fin de sa vie, il transporta le siège de son évêché, d'Avenches à Lausanne, où il mourut et fut enseveli en 593 dans l'église Saint-Thyrse, où ses reliques furent conservées. A la fin du VIe siècle, l'église changea de patronage et devient l'église Saint-Maire.
Devenu évêque, la tradition lui attribue la construction de plusieurs églises de son diocèse, dont celles qui sont sous le vocable des martyrs d'Autun, (selon une tradition qui voulait que l'évêque apporte dans sa ville épiscopale des reliques provenant du diocèse dont il est originaire.) Saint Maire vécut dans l’humilité en ascète, effectuant toutes les missions qui incombent à l'évêque. Il est également l'auteur d'une chronique universelle des années 435 à 581
(On peut lire ses chroniques -en Latin et en Français- ICI)



Saint Maire, prie Dieu pour nous !

*


Ton 6

Tropaire à saint Maire

(Natalice en 593 ou 594 A.D.)


Originaire d'Autun, tu fus d'abord moine,*
Et puis tu devins évêque en ville d'Avenches.*
Avant d'établir ton évêché à Lausanne.*
Tu fus un bâtisseur d'églises en ton diocèse,*
Et un modèle admirable de charité*
Saint Maire, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes!




Claude Lopez-Ginisty