dimanche 12 mars 2017

Saints Romain, Lupicin et sainte Yole



Vie de nos pères parmi les saints
Romain ( 28 février/12 mars)
et Lupicin ( 21 mars/3 avril)
de Condat
et leur sœur Yole (Iole)

Saint Romain et Saint Lupicin sont deux frères qui naquirent vers la fin du IVème siècle à Izernore (Ain). 
Romain qui possédait de hautes vertus de charité, et un goût prononcé pour la vie religieuse, renonça au mariage, et alla se mettre sous l’obédience de l’higoumène Sabin, qui était à la tête du monastère d’Ainay, à Lyon. Celui-ci le prenant sous sa houlette, l’initia à la vie monastique.

Vers l’âge de 35 ans, il partit pour les forêts du Mont Jura et s’établit à Condat, où il se construisit un petit ermitage. Là, il consacra son temps à la prière et au travail manuel. Il vécut ainsi dans l’ascèse et la solitude au milieu des bêtes sauvages.

Lupicin, quant à lui, perdit sa future épouse et lorsque son père naquit également au Ciel, il décida de rejoindre son frère Romain dans la solitude orante. Leur vie dans le désert fut rude, car ils subirent maintes fois les assauts des démons, au point qu’ils durent se résoudre à quitter leur lieu d’ascèse. Ils parlèrent de leurs épreuves à une dame charitable qui les avait recueillis, puis rassérénés, et ayant repris force et courage, ils établirent leur lieu de vie au fond d’une gorge, sous un grand sapin. Ce fut autour de ce lieu que se forma progressivement l’abbaye de Condat, car des disciples arrivèrent bientôt et les deux frères dirigèrent ensemble la nouvelle communauté.

Romain était doux et dirigeait ses moines paternellement, alors que Lupicin était assez rigide et ses décisions étaient souvent dures, mais elles étaient adoucies par la charité de Romain. Lupicin dormait sur un banc et mangeait tous les trois jours. Il ne buvait jamais de vin. Les huit dernières années de sa vie, il ne buvait plus du tout, pas même de l’eau. La tradition rapporte que quand il avait soif, il mettait ses mains dans l’eau pour se rafraîchir.
Les disciples devenant de plus en plus nombreux, Lupicin alla avec un groupe de moines fonder un monastère nouveau, à Lauconne. Mais les deux monastères étaient sans cesse sous l’autorité des deux frères, frères selon la chair, mais surtout frères parfaits en Christ.
  
En l’an de grâce 444, Célidoine, évêque de Besançon, fut déposé car il avait épousé une veuve avant le sacerdoce. Saint Hilaire, évêque d’Arles, vint exprès à Besançon rétablir la discipline. Entendant chanter les louanges de  Romain et ses vertus, il le fit venir auprès de lui pour l’ordonner au sacerdoce.
Romain devint si célèbre en ces vertus qui lui avaient valu l’ordination à la prêtrise, qu’il dût bâtir d’autres monastères dans les Vosges et jusques en Allemagne. Parmi eux, était celui établi dans le canton de Vaud qui prit plus tard le nom de Romain-Moutier, puis Romainmôtier (c’est-à-dire le monastère de Romain).

La tradition rapporte que Romain en route pour pérégriner au tombeau de saint Maurice, à Agaune, fut surpris par un fort orage. Il s’abrita alors dans une cabane de lépreux où il passa la nuit sans s’effrayer de l’affreuse maladie de ses hôtes et de sa possible contagion. Au jour levé, il s’en fut vers Agaune. En se réveillant, les lépreux virent qu’ils étaient parfaitement sains et que leur lèpre avait disparu. Reconnaissants, et voulant le remercier, ils coururent après Romain, mais ils ne purent le rejoindre. Alors ils répandirent à l’entour  la nouvelle extraordinaire du miracle.

Romain rédigea une règle monastique tirée de celle des moines de Lérins. Il institua l’interdiction pour ses moines  de manger de la viande.

Sa sœur Yole le rejoignit et fonda un couvent de femmes à la Balme, près de Lauconne. C’est la seule chose que nous sachions de la vie de cette pieuse femme qui suivit ses frères sur la voie du monachisme. C’est  dans son monastère que saint Romain voulut reposer en Christ, et son corps y fut transporté après sa bienheureuse dormition en 460 ou 473. Alors ce monastère où étaient conservées ses saintes reliques prit le nom de Saint-Romain-de-la-Roche.

Lupicin survécut près de vingt ans à son frère et garda la direction de tous les monastères fondés avec lui. Il mourut vers l'an 480 ou 493.

Saint Romain, saint Lupicin, et sainte Yole, priez Dieu pour nous !

Ton 1

Tropaire à saint Romain du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Admirateur des Pères du désert d'antan,*

Avec ton frère bien aimé saint Lupicin.*

Tu établis dans les montagnes du Jura*

Le très illustre monastère de Condat.*

Et à quelque distance celui de Leucone.*

Saint Romain, prie le Christ d'avoir pitié de nous!

Ton 2

Tropaire à saint Lupicin du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Frère de saint Romain par la chair et la foi,*

Admirateur des moines des déserts d'Egypte,*

Avec ton Frère bien aimé tu t'établis*

  Comme solitaire dans les monts du Jura.*

Avec lui tu fondas deux monastères saints:*

Les havres sacrés de Condat et de Leucone.*

Saint Lupicin, prie Dieu d'avoir pitié de nous!


Ton 3

Tropaire à sainte Yole du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Sœur des frères saint Romain et saint Lupicin,*

Tu les rejoignis en Christ, et devins moniale..*

Tu fondas un couvent féminin à la Balme*

  Et le reste de ta vie fut cachée en Dieu.*

Tu vécus discrêtement ascèse et prière,*

Sous le regard bienveillant de l'Ami des hommes.*

Sainte Yole, prie le Seigneur de nous sauver!

*
Claude Lopez-Ginisty




lundi 6 mars 2017

Saint Germain et saint Randoald



Vie de nos pères parmi les saints
Germain 
et 
  
Randoald, 
martyrs
(666 A.D.)
Fête le 21 février/ 6 mars
Germain, fils d'un riche sénateur de Trêves, fut formé par l'évêque de cette ville Modoald [qui participa au Concile de Reims en 624] à la mort de ses parents. A l’âge de 17 ans, ayant disposé de ses biens en les distribuant aux pauvres, il entra d’abord au monastère de saint Romaric dirigé par saint Arnulphe de Metz, puis, sous l'higoumène Waldebert, devint moine de Luxeuil, monastère fondé par Saint Colomban. La chronique de sa vie dit : « soumettant son corps tout entier aux jeûnes, aux veilles et aux prières, vaquant sans cesse à Dieu, il ne se réservait rien à part sa nourriture quotidienne. Son vêtement était on ne peut plus ordinaire; il donnait à tous l'exemple de l'humilité et de la charité: c'est ainsi qu'il allait avec son compagnon dans les forêts couper du bois et le rapportait sur son dos. Il méditait cette sentence du bienheureux Paul : « Celui qui ne travaille pas, qu'il ne mange pas non plus. »
Dans l’ascèse et la prière, il grandit spirituellement, faisant l’admiration de ses frères. Le duc Gondoin, un des principaux seigneurs d'Alsace, voulant fonder un monastère au diocèse de Bâle en un lieu appelé Grandval, fit appel à l'higoumène de Luxeuil et à ses moines. Germain y fut mandé avec quelques moines dont Randoald, et il fut le premier  higoumène de Moutier-Grandval. Il construisit des routes, se dévoua aux pauvres et aux malades et mena une vie agréable à Dieu.
Après plusieurs années de paix, le duc d'Alsace, Cathic, père de la future sainte Odile, homme versatile et cruel, dévasta la vallée de Delémont et la contrée à l’entour. Germain et son prieur Randoald allèrent à sa rencontre, en habits de prêtres et le rencontrèrent dans l'église de Saint Maurice à Courtételle. Ils s'en retournèrent après lui avoir courageusement reproché sa conduite indigne, et lui avoir demandé instamment d’épargner les pauvres et les innocents, sujets de sa vindicte. Il promit, mais ses soldats poursuivirent leurs exactions tandis que Germain et Randoald priaient dans l’église du saint martyr Maurice.
Lorsque les deux moines eurent fini leurs dévotions et qu’ils se mirent sur la route du retour vers Grandval, un des hommes de Cathic avec quelques autres se mit à leur poursuite; ils furent rattrapés et exécutés à coups de lances, le 21 février 666.
Le martyre des saints fut rapporté sobrement par Bobolénus, quelques années seulement après leur martyre.
Des miracles eurent lieu sur la tombe de saint Germain et sur les lieux de son martyre. L'année suivant sa naissance au Ciel, la veille du jour de la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ, « une lumière si grande et si brillante descendit du ciel à l'endroit où reposait le corps mutilé du bienheureux que tous furent remplis d'admiration et saisis d'une grande terreur.«
Saints martyrs Germain et Randoald, priez Dieu pour nous !
*
Ton 5
Tropaire de saint Germain
et de saint Randoald, martyrs,
(Natalice en 666 A.D.)

Tous deux moines, envoyés de Luxeuil à Grandval*
Vous avez grandi dans la prière et l'ascèse.*
Vous opposant dignement à un tyran,*
Qui maltraitait vos brebis et semait la mort, *
Vous avez subi traîtreusement le martyre*
Saints Germain et Randoald, priez Dieu pour nous!
*
 

 Reliquaire de saint Germain
Reliquaire de saint Randoald
Eglise paroissiale de Delémont
*
Claude Lopez-Ginisty




vendredi 24 février 2017

Saint Séverin d'Agaune



Saint Séverin accomplissant un miracle sur la terre de France
(gravure du XIXe siècle)

Vie de notre père parmi les saints
Séverin (507)
Higoumène du monastère Saint Maurice
d’Agaune
Fête le 11/24 février

Trois récits hagiographiques parlent de la vie de ce saint père d’Helvétie, celui de Surius, celui des Bollandistes, et celui composé par Fauste (Faustus) compagnon et disciple du saint, qui est  le plus ancien et le plus digne de foi, les autres n’étant que des amplifications de la première relation de la Vita primitive. 
Saint Séverin naquit en 440 au sein d’une illustre famille de Bourgogne. En ces temps, l’hérésie arienne régnait sur de nombreux territoires, mais le saint eut l’heur de vivre et d’être instruit au sein d’une famille qui pratiquait la foi orthodoxe. 
Par sa naissance, il pouvait prétendre avoir une position élevée dans la société de son temps, mais il préféra renoncer aux illusions du monde et, très jeune, il se rendit à l’abbaye d’Agaune (Saint Maurice actuel).
A cette époque, le monastère n’était qu’une modeste chapelle appuyée contre la paroi rocheuse, avec à proximité une hôtellerie pour les pèlerins de passage et un cloître pour les moines  qui veillaient sur les précieuses reliques des saints de la glorieuse légion thébaine.
Selon Fauste,  son disciple et compagnon de trente ans, Séverin était un moine irréprochable, une grande piété l’animait et il était sans cesse en Dieu par son amour et son humilité insignes. Ainsi, en 476, lorsque l’higoumène d’Agaune rejoignit la céleste patrie, Séverin fut naturellement désigné pour lui succéder à la tête de la communauté.
Ce fut un père aimant pour ses moines, une lumière pour les égarés, un baume pour les malades et les malheureux. Tous venaient vers sa prière comme vers la Source de Vie. Dieu, pour sa grande ferveur et son humilité, lui avait accordé le don des miracles. Il les dispensa grandement autour de lui, soulageant les misères des hommes.
Sa réputation grandit et traversa les frontières. Il advint que Clovis, roi des Francs soit atteint d’une fièvre maligne. On craignit pour sa vie. Tous les soins de la médecine des hommes ne purent venir à bout de son mal. Son médecin lui-même lui suggéra alors de faire venir auprès de lui un saint homme dont il avait entendu parler avec grand respect et vénération. Clovis envoya aussitôt un de ses domestiques à Agaune auprès du saint higoumène. 
Quelques temps auparavant, saint Séverin avait eu la vision d’un ange lui révélant qu’il partirait bientôt pour un pays lointain, qu’il y rendrait son âme à Dieu et y serait enseveli. Décidé à aller vers le roi qui faisait appel à lui, et comprenant que la vision lui annonçait sa bienheureuse naissance au Ciel, l’higoumène réunit ses moines, leur fit ses adieux et se mit en route.
Son voyage fut une route parsemée de miracles. A Nevers, il visita la cathédrale de ses prières et demanda à voir l’évêque. Celui-ci étant malade, il alla le trouver et le guérit aussitôt. Puis il se remit en chemin et en oraison. Entrant dans la ville de Paris et rencontrant un lépreux, il lui fit une onction de sa salive, et le guérit immédiatement. Il soulagea encore de nombreux malheureux par ses prières, leur accordant au Nom de Dieu la guérison de leurs souffrances. 
Arrivé devant le roi Clovis, il s’agenouilla, pria et puis il ôta son manteau et l’étendit sur le roi qui fut délivré instantanément de sa fièvre! Le roi reconnaissant, lui fit des dons précieux, entre autres celui de libérer des prisonniers de ses prisons. Le saint accomplit encore d’autres miracles avant que de reprendre sa route vers le terme de son voyage. 
Il sortit de Paris et se dirigea vers Château-Landon, en Gâtinais (dans l’actuelle Seine-et-Marne). Sur une colline était un oratoire que desservaient deux prêtres, Ursicin et Paschase. Il leur expliqua sa vision, leur annonça son départ prochain pour la céleste patrie et leur recommanda ses compagnons Fauste et Vital. 
Demeuré en Dieu par la prière pendant ses derniers jours sur la terre des vivants, saint Séverin rejoignit le Père en naissant au Ciel le 11/24 février 507. Une grande lumière se manifesta rayonnante à son départ pour le monde céleste.
Childebert, fils de Clovis fit construire une église sur le tombeau du saint. De nombreux miracles vinrent attester de la faveur de  l’higoumène Séverin auprès du Seigneur. Une communauté s’organisa auprès de ses reliques. Saint Fauste, parti annoncer le départ de saint Séverin aux moines d’Agaune  y devint peut-être l’higoumène du lieu, puis il repartit en pèlerinage au tombeau de son père spirituel.
Une église fut construite en sa mémoire à Paris, elle devint la paroisse Saint-Séverin qui existe encore de nos jours. 
L’église de Château-Landon qui abritait les reliques du saint fut détruite à deux reprises, une fois par les Saxons, puis par les Anglais, mais les reliques furent sauvées. En 1568, les Calvinistes occupèrent le monastère et pillèrent le trésor du monastère. Ils s’emparèrent d’un bras reliquaire, en jetèrent la relique pour conserver l’argent. Le bras du saint abandonné répandit une lumière extraordinaire que virent des paysans des environs. Ils avertirent le prêtre de la paroisse voisine qui vint prendre et mettre en lieu sûr les précieux restes du saint.
La révolution fit disparaître les dernières reliques de saint Séverin en terre de France. 
La fête du saint, dont une relique était encore à Saint Maurice du Valais au siècle dernier, fut fixée au 11/24 février, date de son natalice.
Saint Séverin, prie Dieu pour nous !
Ton 2

Tropaire à saint Séverin, 
Higoumène d'Agaune,
(Natalice en 507 A.D.)

Moine de la sainte abbaye de Saint-Maurice,*
Par ta pieuse vie, tu en devins l'higoumène,*
Thaumaturge de grand renom,*
Tu allas guérir le roi de France Clovis.*
Et tu naquis au Royaume sur le retour.*
Saint Séverin, prie Dieu pour qu'Il sauve nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

mardi 14 février 2017

Saint Fauste



Vie de notre père parmi les saints
Fauste d’Agaune,
( 513 A.D.)

Fête le 1/14 février

Entré au monastère d’Agaune vers 470, biographe de saint Sévérin (voir la vie de ce dernier), dont il écrivit la première vita, il lui succéda vraisemblablement dans la dignité d'higoumène d'Agaune. Il revint en effet à Agaune, après la mort de son père en Christ, pour relater à ses frères moines les divers  événements miraculeux qui avaient émaillé le voyage de leur saint higoumène en France; et, selon toute apparence, il fut élu pour succéder à celui dont il avait partagé la vie spirituelle pendant 30 ans, et dont il était le plus apte à poursuivre l’œuvre.

Saint Fauste marcha toujours sur les nobles traces de son maître vénéré, et il le suivit jusques à sa naissance au Ciel, et quand Dieu  rappela à Lui son maître spirituel, Fauste qui le vénérait, écrivit sa vie et l’imita de plus en plus, reproduisant en lui ses vertus et acquérant la même pieuse renommée. Il eut, comme son maître, le don des miracles et il naquit au Ciel le 1 février de l’an de grâce 513. Il s’endormit saintement en Christ, à Château-Landon, où il se trouvait en visite.

Saint Fauste, prie Dieu pour nous !

Ton 7

Tropaire à saint Fauste, 
higoumène d'Agaune,
(Natalice en 513 A.D.)


Tu fus digne disciple de saint Séverin,*
Dont tu suivis les pas sur la terre de France.*
Et dont tu écrivis la vie et les miracles,*
Et tu revins au saint monastère d'Agaune.*
Pour poursuivre l'œuvre de son higouménat.*
Saint Fauste, prie le Seigneur de sauver nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty
 



lundi 13 février 2017

Saint Eusèbe







Vie de notre père parmi les saints
Eusèbe, moine du monastère de Saint-Gall,
puis ermite ( 884 A.D.)
Fête le 31 janvier/13 février

Venu d’Irlande, il devint moine au monastère de Saint-Gall. Attiré par la vie érémitique, il obtint la bénédiction de vivre dans un ermitage au Mont Saint Victor (Viktorsberg), près de Rankweil, dans le Voralberg.
Il fut assassiné par les habitants du lieu, à qui il reprochait leurs vices. Ils lui coupèrent la tête avec le tranchant d'une faux, le 31 janvier 884.
Saint Eusèbe, prie Dieu pour nous !
Ton 5

Tropaire à saint Eusèbe de Saint-Gall,
martyr
(Natalice en 290 A.D.)


Venu d'Irlande afin de prêcher l'Evangile,*
Tu devins moine au monastère de Saint-Gall,*
Tu partis vivre en ermite au Mont Saint Victor,
Là, tu reprochas leur vice aux gens de ce lieu.
Et loin de s'amender, ils te martyrisèrent.*
Saint Eusèbe, prie Dieu d'avoir pitié de nous!


Claude Lopez-Ginisty

lundi 6 février 2017

Acathiste à tous les Saints de la Terre d'Helvétie en Français et en Italien

Acathiste à tous les saints
Qui ont illuminé
La terre d’Helvétie


Kondakion 1
En terre d’Helvétie, dans les ténèbres du paganisme,* Avec différents messagers, hommes et femmes,* Venus d’horizons différents, mais portant la même Bonne Nouvelle,* La Lumière du Christ, comme une aube spirituelle, se leva soudain,* Initiant une nouvelle humanité vers laquelle nous clamons:
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Ikos 1
Dès l’aurore de la prédication, dans les âmes captives* Depuis la gangue de l’ignorance et de la violence des mœurs,* Jusques au clair cheminement vers le havre du salut en Christ par les sacrements,* Saints pères et saintes mères, votre combat spirituel fut décisif, et nous vous disons:
Réjouissez-vous, saint Béat et saint Achates!
Réjouissez-vous, saint Maurice et ses soldats!
Réjouissez-vous, saint Oyend et saint Meinrad!
Réjouissez-vous, saints Sigismond et Clotilde!
Réjouissez-vous saint Tutilon et saint Notker!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 2
Missionnaires zélés du Royaume de Dieu,* Exilés de vos patries terrestres,* Sur la terre des vivants vous avez choisi * D’être les maillons d’une chaine dorée qui monte jusques au Ciel* Où vous chantez à présent: Alléluia!
Ikos 2
L’éternité est le présent béni de Dieu* Où s’étend le Royaume superbe des âmes délivrées des pesanteurs terrestres* Et des soucis insanes du siècle qui écrasent l’esprit,* Et l’empêchent de prendre son essor vers l’Unique.* Pères et mères de notre sanctoral, vous avez choisi la meilleure part,* Et nous vous clamons:
Réjouissez-vous, saints Eusèbe et Adelrich!
Réjouissez-vous saints Benno et Théodore!
Réjouissez-vous, saint Protais et saint Evrard!
Réjouissez-vous, saints Amé et Salonius!
Réjouissez-vous, ô saint Ours et saint Victor!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 3
Dans la tour de Babel du monde, vous avez choisi* Le langage universel de la prière,* Mais vous vous êtes également faits gaulois, germains, romanches ou latins* Avec tous les habitants des lieux de votre apostolat* Apprenant à leur dire dans leur propre langue les mystères de la foi,* Car vous vouliez sauver leurs âmes pour Dieu en disant: Alléluia!
Ikos 3
Défrichant les forêts nombreuses des territoires sur lesquels vous luttiez,* Vous avez aussi éradiqué saintement les ronces du péché* Et délié les entraves du Malin qui retenaient captifs* Vos futures ouailles dans les ténèbres du paganisme,* C’est pourquoi nous vous clamons avec reconnaissance:
Réjouissez-vous, saint Fintan et saint Othmar!
Réjouissez-vous, saints Fridolin et Théodore!
Réjouissez-vous, saint Séverin et saint Magne!
Réjouissez-vous, saints Achive et Séverin!
Réjouissez-vous, saint Pantale et sainte Ursule!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 4
Pécheurs d’hommes et de femmes, jardiniers des âmes en jachère,* Vous n’avez pas épargné votre zèle ou votre vie* Pour amener au bercail salvifique du Christ,* Ceux qui étaient perdus dans la nuit de l’incroyance ou de la superstition,* En les délivrant, vous avez chanté vers Dieu: Alléluia!
Ikos 4
Les rois de ce monde, se souvenant qu’ils n’emporteraient pas leur couronne dans la tombe,* Vous ont souvent aidé à accomplir votre mission pour l’Eglise* Qui les compte également parmi les saints, et la terre d’Helvétie leur est reconnaissante:* Saints de Dieu Sigismond, Gontran, Clovis, chantez avec nous la gloire des fils et des filles de ce pays:
Réjouissez-vous, saints Lucius et Emérite!
Réjouissez-vous, saints Placide et Sigisbert!
Réjouissez-vous, saints Romain et Lupicin!
Réjouissez-vous, saints Germain et Randoald!
Réjouissez-vous, saint Colomban et saint Gall!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 5
La faim, la soif, les épreuves, les tortures et même le trépas,* Ne pouvaient vous empêcher de poursuivre votre mission sacrée.* Tout votre être était consacré à l’unique nécessaire: l’avancement du Royaume.* Amenant les habitants de ce pays à reconnaître le Christ Dieu, vous chantiez vers Lui: Alléluia!
Ikos 5
Dans les solitudes sauvages des déserts, où vous vous isoliez,* Pour un face à Face perpétuel avec Dieu,* La bonne fragrance de votre pure prière attirait vers vous des compagnons en quête du salut ;* Et bientôt sortait de terre un monastère, un couvent ou une église.* Ils perdurent jusques à présent et l’on vous y adresse ces louanges méritées:
Réjouissez-vous, saint Grégoire et saint Pirmin!
Réjouissez-vous, saints Félix et Régula!
Réjouissez-vous, saints Exupère et Florin!
Réjouissez-vous, saints Paul II et Wiborade!
Réjouissez-vous, saint Candide et saint Victor!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 6
Exilés volontairement de vos contrées pour le Christ et l’Amour de Son Nom,* De la verte Erin et d’autres lieux des Îles Britanniques,* De Germanie, de Gaule, d’Italie, d’Egypte,* Vous êtes venus en terre d’Helvétie pour les moissons salvifiques de la foi chrétienne,* Et vous chantiez vers Dieu à pleine voix: Alléluia!
Ikos 6
Voyageurs de l’Amour ineffable, n’ayant pour bagage que votre foi* Et pour destination le Royaume des Cieux.* Vous avez créé sur votre passage les bornes lumineuses des églises et des cathédrales, des monastères et des couvents,* Chantant bien haut vers Dieu:
Réjouissez-vous, sainte milice d’Agaune!
Réjouissez-vous, saints Ursanne et saint Fromond!
Réjouissez-vous, saints Amator et Viator!
Réjouissez-vous, saints Léonce et Jucundin!
Réjouissez-vous, saints Secundin et Martin!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 7
Avec les armes pacifiques et simples de l’Evangile,* Ayant combattu et vaincu le paganisme de nos contrées,* Vous avez du ensuite mener une bataille décisive contre l’hérésie mortelle* De l’arianisme qui menaçait l’Eglise Orthodoxe par sa doctrine pernicieuse.* Toujours vainqueurs, vous avez remercié Dieu en Lui disant: Alléluia!
Ikos 7
Saints de la terre d’Helvétie, vous êtes une mosaïque sacrée,* Dont les pièces différentes et multiples se sont organisées* Pour donner à votre patrie nouvelle* Le visage béni du Maître de douceur et d’Amour.* C’est pourquoi nous vous louons en disant:
Réjouissez-vous, saints Innocent et Vincent!
Réjouissez-vous, sainte Yole et sainte Odile!
Réjouissez-vous, saint Gaudence et saint Gontran!
Réjouissez-vous, saint Ragnechaire et saint Thyrse!
Réjouissez-vous, saints Géréon et Victor!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 8
Habitants du monde, ayant choisi l’exil à l’appel du Christ,* Vous avez obtenu la citoyenneté du Paradis de Dieu par votre apostolat* Auprès de ceux qui gisaient dans les rets du paganisme ou les abîmes délétères de l’arianisme.* Et voyant vos labeurs spirituels, les anges dans les cieux chantèrent à Dieu: Alléluia!
Ikos 8
Pèlerins infatigables sur les routes du Royaume à venir,* Invincibles hérauts du Seigneur Jésus-Christ,* Vous avez conduit les multitudes* Vers le Nouveau Canaan en leur enseignant la foi orthodoxe,* Quelquefois au péril de votre vie.* C’est pourquoi nous chantons à présent vos louanges en disant:
Réjouissez-vous, saint Protais et saint Vandrille!
Réjouissez-vous, saints Ursicin et Imier!
Réjouissez-vous, Saint Oyend et saint Meinrad!
Réjouissez-vous, saint Candide et saint Victor!
Réjouissez-vous, saint Asimo et saint Maire!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 9
Moniales, moines, prêtres, hiérarques revêtus du Christ par la foi,* A l’est, à l’Ouest, au Nord et au Sud,* Vous avez érigé patiemment, quelquefois y sacrifiant votre vie par le martyre,* L’Eglise chrétienne qui chante à présent avec vous vers le Ciel: Alléluia!
Ikos 9
Au siècle vingtième de notre temps,* La terre d’Helvétie reçut la visite d’un saint vivant venu de la lointaine Russie.* Hiérarque slave d’Europe Occidentale, il vénérait les saints orthodoxes d’Occident.* Ô saint Jean de Changhaï, apôtre de la diaspora, tu chantes avec nous les saints locaux:
Réjouissez-vous, ô saints Vital et saint Fauste!
Réjouissez-vous, saints Vénérand et Achive!
Réjouissez-vous, saints Tranquillin et Ambroise!
Réjouissez-vous, saint Ynnemod et saint Paul!
Réjouissez-vous, saints Antonin et Julia !
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 10
Partout dans le monde, le renom des martyrs chrétiens venus de la lointaine Egypte,* Fut tel que de nombreux villages et villes reçurent le nom de Maurice,* Chef de la glorieuse légion qui sut mourir pour le Christ en chantant vers Dieu: Alléluia!
Ikos 10
L’Helvétie chrétienne rayonna d’un éclat splendide dans le monde chrétien.* Les bienheureux martyrs d’Agaune furent connus partout en Europe,* Et beaucoup de fidèles des pays avoisinants,* Et de nombreux et célèbres hiérarques vinrent en pèlerinage* Aux saintes reliques de la Légion Thébaine.* Sanctifiés eux aussi, à présent, nous louons leurs vertus insignes en disant:
Réjouissez-vous, amis des martyrs d’Agaune!
Réjouis-toi, saint Hiérarque du Christ Hilaire!
Réjouis-toi, ô saint Ambroise de Milan!
Réjouis-toi, saint évêque Martin de Tours!
Réjouis-toi, ô saint pontife Avit de Vienne!
Réjouissez-vous, avec les saints d’Helvétie!
Kondakion 11
Dans la chambre secrète de votre cœur, en plaine ou montagne,* Dans les bourgs, les villes et les campagnes,* Dans les forêts ou au bord des fleuves,* Vous fûtes nombreux, saints et saintes de Dieu* A élever votre prière pour l’Evangile du Christ.* Et si les hommes ne l’ont pas su, les anges dans le Ciel vous glorifièrent en clamant vers le Très Haut: Alléluia!
Ikos 11 
Comme les grains d’un immense chapelet dans les mains du Dieu d’Amour* Serviteurs du Seigneur Jésus-Christ devenus missionnaires du Royaume* Votre prière par Sa grâce a fait se lever* Sur la Terre bénie d'Helvétie les moissons du salut* Et nous vous saluons en chantant :
 
Réjouissez-vous, ermites inconnus!
Réjouissez-vous, thaumaturges dans le secret!
Réjouissez-vous, moniales que Dieu seul connaît!
Réjouissez-vous, saint fidèles de jadis!
Réjouissez-vous, douces âmes de l’Eglise!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 12
Les élus de Dieu sont comme les grains de sable de l’océan,* La grâce du Très Haut nous fait connaître certains d’entre eux* Lorsqu’ils abordent notre mémoire et notre prière en l’Eglise. * Mais le trésor de la Communion des saints,* Est riche également de toutes les âmes d’exception qui ont œuvré dans le silence et le secret,* Faisant de leur prière un rempart aux fidèles qui ne les connaissaient pas,* Et clamant sans cesse vers Dieu: Alléluia!
Ikos 12
Fleurs mystiques du jardin de l’Eglise,* Vous avez quelquefois fleuri dans l’ignorance des fidèles,* Mais votre prière s’est élevée vers le Ciel* Comme un encens d’agréable fragrance* Et votre vie a béni la terre d’Helvétie par vos exploits cachés.* Nous en sommes reconnaissants à Dieu et nous vous chantons à présent:
Réjouissez-vous, saints moines connus de Dieu!
Réjouissez-vous, saints ascètes inconnus!
Réjouissez-vous, saints hiérarques anonymes!
Réjouissez-vous, saints reclus que l’on ignore!
Réjouissez-vous, saints martyrs tombés dans l’oubli!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 13
La belle Croix pure et blanche du drapeau de l’Helvétie* Sur ce fond rouge qui symbolise pour nous le sang des martyrs,* Est le témoignage flagrant de votre apostolat sur cette terre,* Car elle dit aux siècles passés et futurs* L’enracinement chrétien pérenne de son peuple* Et vers Dieu, par nos voix, s’élève à jamais  la louange sainte: Alléluia!
Ikos 1
Dès l’aurore de la prédication, dans les âmes captives* Depuis la gangue de l’ignorance et de la violence des mœurs,* Jusques au clair cheminement vers le havre du salut en Christ par les sacrements,* Saints pères et saintes mères, votre combat spirituel fut décisif, et nous vous disons:
Réjouissez-vous, saint Béat et saint Achates!
Réjouissez-vous, saint Maurice et ses soldats!
Réjouissez-vous, saint Oyend et saint Meinrad!
Réjouissez-vous, saints Sigismond et Clotilde!
Réjouissez-vous saint Tutilon et saint Notker!
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!
Kondakion 1
En terre d’Helvétie, dans les ténèbres du paganisme,* Avec différents messagers, hommes et femmes,* Venus d’horizons différents, mais portant la même Bonne Nouvelle,* La Lumière du Christ, comme une aube spirituelle, se leva soudain,* Initiant une nouvelle humanité vers laquelle nous clamons:
Réjouissez-vous, tous les saints de l’Helvétie!

*
PRIERE A TOUS LES SAINTS ORTHODOXES DE LA TERRE D’HELVETIE
Ô saints d’Helvétie, pieux apôtres des terres païennes, moines et moniales qui avez défriché les terres, et planté la foi orthodoxe dans les âmes, ermites, reclus et recluses, vous êtes ensemble l’image du paradis où, dans l’Amour du Christ, cohabitent en citoyens du Ciel, les âmes pieuses des diverses nations. Intercédez pour nous restés sur la terre des vivants afin que le Seigneur nous accorde votre courage, votre persévérance, votre foi puissante et résolue, et nous rende digne d’être un jour accueillis par vous dans le Royaume où règnent le Père et le Fils et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen!
Acathiste composé pour la gloire du Dieu
Un dans la Trinité
Et en l’honneur de tous les saints
De la Terre d’Helvétie
Par
Claude Lopez-Ginisty.
*
Fin et gloire à notre Dieu!
*
Traduction en langue italienne
de Père Ambrogio 
de la Paroisse Saint Maxime de Turin
que nous remercions.
*



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Inno Acatisto a tutti i santi
Che hanno illuminato
La terra d'Elvezia

Contacio 1
Nella terra d'Elvezia, nelle tenebre del paganesimo, * Con diversi messaggeri, uomini e donne, * Giunti da orizzonti differenti ma con la stessa Buona Novella, * La luce di Cristo, come un'alba spirituale, si è levata improvvisamente, * Iniziando una nuova umanità alla quale gridiamo:
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Ico 1
Fin dagli albori della predicazione, tra le anime prigioniere * Delle scorie dell'ignoranza e della violenza dei costumi * Fino al chiaro percorso verso il porto della salvezza in Cristo mediante i sacramenti, * Santi padri e sante madri, la vostra battaglia spirituale è stata decisiva, e noi vi diciamo:
Gioite, san Beato e sant'Acate!
Gioite, san Maurizio e i suoi soldati!
Gioite, sant'Eugendo e san Meinrad!
Gioite, santi Sigismondo e Clotilde!
Gioite, san Tutilon e san Notker!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 2
Zelanti missionari del Regno di Dio, * Esuli dalle vostre patrie terrene, * Sulla terra dei viventi avete scelto * Di essere gli anelli di una catena d'oro che sale fino al Cielo * Dove ora cantate: Alleluia!
Ico 2
L'eternità è il presente benedetto da Dio, * Dove si trova il Regno supremo delle anime liberate dai fardelli terreni * E dalle folli preoccupazioni del mondo che distruggono lo spirito, * E impediscono di decollare verso l'Uno. * Padri e madri del nostro santorale, voi avete scelto la parte migliore, * E noi vi gridiamo:
Gioite, sant'Eusebio e sant Alderico!
Gioite santi Benno e Teodoro!
Gioite, sant'Evrardo e san Protasio!
Gioite, santi Amato e Salonio!
Gioite, sant'Orso e san Vittore!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 3
Nella torre di Babele del mondo, avete scelto * Il linguaggio universale della preghiera, * Ma vi siete ugualmente fatti galli, germani, romanci o latini * Con tutti gli abitanti dei luoghi del vostro apostolato, * Imparando a parlare loro, nella loro lingua, dei misteri della fede, * Poiché avete voluto salvare le loro anime per Dio, dicendo: Alleluia!
Ico 3
Liberando le molte foreste dei territori in cui si avete lottato, * Avete anche sradicato santamente le spine del peccato * E avete sciolto le catene del Maligno che tenevano prigioniero * Il vostro futuro gregge nelle tenebre del paganesimo, * Ecco perché vi gridiamo con riconoscenza:
Gioite, san Fintano e sant'Othmar!
Gioite, santi Fridolino e Teodoro!
Gioite, san Severino e san Magno!
Gioite, santi Achivo e Severino!
Gioite, san Pantaleo e sant'Orsola!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 4
Pescatori di uomini e donne, giardinieri di anime incolte, * Non avete risparmiato il vostro zelo e la vostra vita * Per portare all'ovile salvifico di Cristo * Quelli che erano perduti nelle tenebre dell'incredulità o della superstizione, * E nel liberarli, avete cantato a Dio: Alleluia!
Ico 4
I re di questo mondo, ricordando che non porteranno la loro corona nella tomba, * Vi hanno spesso aiutato a compiere la vostra missione per la Chiesa * Che conta anche loro tra i santi, e la terra d'Elvezia è loro grata: * Santi di Dio Sigismondo, Gontrano, Clodoveo, cantate con noi la gloria dei figli e delle figlie di questo Paese:
Gioite, santi Lucio ed Emerito!
Gioite, santi Placido e Sigisberto!
Gioite, santi Romano e Lupicino!
Gioite, santi Germano e Randoaldo!
Gioite, san Colombano e san Gallo!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 5
La fame, la sete, gli stenti, le torture e persino la morte, * Non hanno potuto impedirvi di perseguire la vostra missione sacra. * Tutto il vostro essere è stato consacrato all'unica cosa necessaria: l'avanzamento del Regno * Portando gli abitanti di questo paese a riconoscere Cristo Dio, cantate a lui: Alleluia!
Ico 5
Nella selvaggia solitudine del deserto, dove vi siete isolati * Per un colloquio perpetuo con Dio, * Il buon profumo della vostra preghiera pura ha attratto verso di voi compagni in cerca di salvezza, * E presto è sorto dalla terra un monastero, un convento o una chiesa. * Questi persistono fino a oggi e vi trasmettono le meritate lodi:
Gioite, san Gregorio e san Pirmino!
Gioite, santi Felice e Regula!
Gioite, santi Esupero e Florino!
Gioite, santi Paolo il Secondo e Wiborade!
Gioite, san Candido e san Vittore!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 6
Volontariamente esiliati dalle vostre terre per Cristo e per amore del suo nome, * Dalla verde Irlanda e da altri luoghi nelle Isole Britanniche, * Dalla Germania, dalla Gallia, dall'Italia, dall'Egitto, * Siete venuti in terra d'Elvezia per i raccolti salvifici della fede cristiana, * E cantate a Dio a gran voce: Alleluia!
Ico 6
Viaggiatori dell'amore ineffabile, non avendo altri bagagli che la vostra fede * E per destinazione il Regno dei Cieli, * Avete creato sul vostro passaggio le pietre miliari di chiese e cattedrali, di monasteri e conventi, * Cantando a voce alta a Dio: Alleluia!
Gioite, santa milizia d'Agaune!
Gioite, santa Ursanna e san Fromond!
Gioite, santi Amatore e Viatore!
Gioite, santi Leonzio e Giocondino!
Gioite, santi Secondino e Martino!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 7
Con le armi pacifiche e semplici del Vangelo, * avete combattuto e conquistato il paganesimo delle nostre contrade, * Avete quindi condotto una battaglia decisiva contro la mortale eresia * Dell'arianesimo, che minacciava la Chiesa ortodossa con la sua dottrina perniciosa. * Sempre vincitori, avete reso grazie a Dio dicendogli: Alleluia!
Ico 7
Santi della terra d'Elvezia, siete un mosaico sacro, * I cui diversi e molteplici pezzi si sono organizzati * Per donare alla vostra nuova patria * Il beato volto del Maestro della dolcezza e dell'Amore. * Ecco perché noi vi lodiamo, dicendo:
Gioite, santi Innocenzo e Vincenzo!
Gioite, santa Yole e santa Odilia!
Gioite, san Gaudenzio e san Gontrano!
Gioite, san Ragnechaire e san Tirso!
Gioite, santi Gereone e Vittore!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 8
Abitanti del mondo, che avete scelto l'esilio rispondendo alla chiamata di Cristo, * Avete ottenuto la cittadinanza del Paradiso di Dio con il vostro apostolato * Tra quelli che giacevano nelle reti del paganesimo o negli abissi deleteri dell'arianesimo. * E vedendo le vostre fatiche spirituali, gli angeli in cielo hanno cantato a Dio: Alleluia!
Ico 8
Instancabili pellegrini sulle strade del Regno a venire, * Invincibili araldi del Signore Gesù Cristo, * Avete guidato le moltitudini * Verso la nuova Canaan insegnando la fede ortodossa, * Talvolta a rischio della vostra vita. * Questo è il motivo per cui ora cantiamo le vostre lodi dicendo:
Gioite, san Protasio e san Vandregisilo!
Gioite, santi Ursicino e Imier!
Gioite, santi Eugendo e Meinrad!
Gioite, santi Candido e Vittore!
Gioite, sant'Asimo e san Mario!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 9
Monache, monaci, sacerdoti, santi ierarchi rivestiti di Cristo per fede, * A est, ovest, nord e sud, * Avete pazientemente costruito, a volte sacrificando la vostra vita con il martirio, * La Chiesa cristiana che canta ora con voi verso il Cielo: Alleluia!
Ico 9
Nel ventesimo secolo del nostro tempo, * La terra d'Elvezia è stata visitata da un santo vivente venuto dalla lontana Russia. * Ierarca slavo dell'Europa occidentale, ha venerato i santi ortodossi dell'Occidente. * O san Giovanni di Shanghai, apostolo della diaspora, tu canti con noi i santi locali:
Gioite, san Vitale e Fausto!
Gioite, santi Venerando e Achivo!
Gioite, santi Tranquillino e Ambrogio!
Gioite, santi Ynnemod e Paolo!
Gioite, santi Antonino e Giulia!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 10
In tutto il mondo, la fama dei martiri cristiani venuti dal lontano Egitto, * Fu tale che molti villaggi e città portano il nome di Maurizio, * Capo della gloriosa legione che ha saputo morire per Cristo, cantando a Dio: Alleluia!
Ico 10
L'Elvezia cristiana ha brillato di una splendida luce nel mondo cristiano. * I beati martiri d'Agaune sono stati conosciuti in tutta Europa * E molti fedeli provenienti dai paesi vicini, * E numerosi e celebri ierarchi sono venuti in pellegrinaggio * Alle sante reliquie della Legione Tebea * Santificati da loro anche ora, noi lodiamo le loro virtù insigni dicendo:
Gioite, amici dei martiri d'Agaune!
Gioisci, Ilario, santo ierarca di Cristo!
Gioisci, sant'Ambrogio di Milano!
Gioisci, santo vescovo Martino di Tours!
Gioisci, santo pontefice Avito di Vienne!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 11
Nella camera segreta del vostro cuore, in pianura o in montagna, * Nei borghi, nelle città e nelle campagne, * Nelle foreste e fiumi, * Siete stati numerosi, o santi e sante di Dio, * A elevare la vostra preghiera per il Vangelo di Cristo. * E se gli uomini non vi hanno conosciuto, gli angeli nel cielo vi hanno glorificati gridando all'Altissimo: Alleluia!
Ico 11
Come i grani d'un immenso rosario nelle mani del Dio d'Amore, * Servi del Signore Gesù Cristo divenuti missionari del Regno celeste, * La vostra preghiera per la sua grazia ha fatto sorgere * Sulla terra benedetta dell'Elvezia la messe della salvezza, * E noi vi salutiamo cantando:
Gioite, eremiti sconosciuti!
Gioite, taumaturghi nel segreto!
Gioite, monache note solo a Dio!
Gioite, santi fedeli di una tempo!
Gioite, anime gentili della Chiesa!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 12
Gli eletti di Dio sono come i granelli di sabbia dell'oceano, * La grazia dell'Altissimo ci fa conoscere alcuni di loro * Accostandoli alla nostra memoria e alla nostra preghiera nella Chiesa. * Ma il tesoro della comunione dei santi, * è ugualmente ricco di tutte le anime straordinarie che hanno operato in silenzio e in segreto, * Facendo della loro preghiera un baluardo per i fedeli che non li conoscevano, * E acclamando incessantemente a Dio: Alleluia!
Ico 12
Fiori mistici del giardino della Chiesa, * Siete fioriti a volte nell'ignoranza dei fedeli, * Ma la vostra preghiera si è elevata al cielo * Come incenso dal dolce profumo * E la vostra vita ha benedetto la terra d'Elvezia con le vostre gesta nascoste. * Noi siamo riconoscenti a Dio e vi cantiamo ora:
Gioite, santi monaci noti a Dio!
Gioite, santi asceti sconosciuti!
Gioite, santi ierarchi anonimi!
Gioite, santi solitari ignorati!
Gioite, santi martiri caduti nell'oblio!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 13
La bella Croce pura e bianca della bandiera dell'Elvezia * Su questo sfondo rosso che simboleggia per noi il sangue dei martiri, * È la testimonianza palese del vostro apostolato su questa terra, * Poiché essa racconta ai secoli passati e futuri * Le perenni radici cristiane del suo popolo. * E verso Dio, per mezzo della nostra voce, si alza per sempre la lode santa: Alleluia!
Ico 1
Fin dagli albori della predicazione, tra le anime prigioniere * Delle scorie dell'ignoranza e della violenza dei costumi * Fino al chiaro percorso verso il porto della salvezza in Cristo mediante i sacramenti, * Santi padri e sante madri, la vostra battaglia spirituale è stata decisiva, e noi vi diciamo:
Gioite, san Beato e sant'Acate!
Gioite, san Maurizio e i suoi soldati!
Gioite, sant'Eugendo e san Meinrad!
Gioite, santi Sigismondo e Clotilde!
Gioite, san Tutilon e san Notker!
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
Contacio 1
Nella terra d'Elvezia, nelle tenebre del paganesimo, * Con diversi messaggeri, uomini e donne, * Giunti da orizzonti differenti ma con la stessa Buona Novella, * La luce di Cristo, come un'alba spirituale, si è levata improvvisamente, * Iniziando una nuova umanità alla quale gridiamo:
Gioite, santi tutti dell'Elvezia!
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PREGHIERA A TUTTI I SANTI ORTODOSSI DELLA TERRA D'ELVEZIA
O santi dell'Elvezia, pii apostoli delle terre pagane, monaci e monache che avete liberato la terra, e piantato la fede ortodossa nelle anime, eremiti, reclusi e recluse, voi tutti insieme siete l'immagine del paradiso, dove, nell'amore di Cristo, vivono insieme ai cittadini del Cielo le anime pie di diverse nazioni. Intercedete per noi rimasti sulla terra dei viventi in modo che il Signore ci conceda il vostro coraggio, la vostra perseveranza, la vostra fede potente e risoluta e ci renda degni di essere accolti da voi un giorno nel Regno, dove il Padre e il Figlio e il Santo Spirito regnano nei secoli dei secoli. Amen!


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Acatisto composto per la gloria di Dio
Uno nella Trinità
E in onore di tutti i santi
Della terra dell'Elvezia
Da
Claude Lopez-Ginisty.
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Fine e gloria al nostro Dio!

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Icône de tous les Saints de la terre d'Helvétie
Dominique Lopez-Aymonier
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